Un parquet bien posé ne fait pas parler de lui. Mal posé, il grince, se soulève ou s’ouvre en hiver. À Valence, entre l’air sec des jours de vent du nord, la chaleur de l’été et les intérieurs chauffés de l’hiver, le bois gagne et perd de l’humidité toute l’année : la pose doit l’accepter.
Plein bois ou bois plaqué
Le parquet massif est fait d’une seule pièce de bois sur toute son épaisseur. Dans les maisons anciennes de Valence, c’est souvent lui que l’on retrouve sous une vieille moquette. Il se ponce et se reponce sur des décennies. Il se cloue sur des lambourdes ou sur un plancher, ou se colle sur une chape.
Le contrecollé superpose une couche de bois noble sur un support plus stable. Plus stable, il se colle ou se pose en flottant, et supporte plus souvent un plancher chauffant. Il se ponce moins de fois, selon l’épaisseur de sa couche d’usure.
Le chêne l’emporte largement, solide et chaleureux de teinte. D’autres essences existent, plus claires ou plus sombres, plus tendres ou plus dures : la dureté compte dans une entrée ou une cuisine.

Cloué, collé, flottant
Chaque mode de pose a ses règles, décrites dans les DTU de la série 51 : pose clouée (NF DTU 51.1), pose collée (NF DTU 51.2), pose flottante (NF DTU 51.11).
Pose clouée : le massif se fixe à l’ancienne, sur lambourdes ou sur un plancher bois déjà là. Pose collée : le parquet est collé en plein sur une chape sèche et plane, c’est la plus silencieuse sous le pied. Pose flottante : posées sur une sous-couche, les lames s’emboîtent les unes aux autres sans être fixées au sol ; rapide et démontable, elle va bien au contrecollé.
Quelle que soit la pose, on laisse tout autour un jeu de dilatation, que les plinthes recouvrent. Et les lames attendent dans la pièce de pose avant d’être posées, selon les consignes du fabricant.
Le support et l’humidité
Avant de coller un parquet sur une chape, on mesure son humidité : une chape récente n’est pas un support. Sur un ancien carrelage, la pose collée ou flottante est possible si les carreaux sont sains et plans. Sur un vieux plancher, on vérifie les solives et on resserre ce qui bouge.
Un plancher chauffant change la donne : produit compatible, pose collée en général, mise en chauffe progressive selon un protocole. Le fabricant du parquet et celui du plancher chauffant ont le dernier mot.


| Situation | Parquet | Pose |
|---|---|---|
| Plancher bois existant | massif ou contrecollé | clouée ou flottante |
| Chape béton sèche | massif ou contrecollé | collée |
| Ancien carrelage sain | contrecollé | collée ou flottante |
| Plancher chauffant à eau | contrecollé compatible | collée en général |
| Appartement, bruits d’impact | contrecollé | sur sous-couche acoustique |
Le dessin et les finitions
À l’anglaise, les lames se suivent avec des joints décalés : c’est la pose la plus courante. En bâton rompu, elles se croisent à angle droit en zigzag. Pour le point de Hongrie, que l’on appelle aussi parquet en chevron, on taille les bouts en biais afin que les chevrons se suivent sans rupture. Ces deux dernières demandent plus de temps et donnent plus de chutes.
La finition protège et donne le ton : vernis, plus résistant, huile, plus facile à reprendre localement, ou cire dans les maisons anciennes. Les plinthes, les seuils et les raccords avec le carrelage terminent le travail.
Erreurs à éviter
- Coller sur une chape qui n’a pas séché.
- Serrer les lames contre les murs, sans jeu sous les plinthes.
- Poser des lames sorties du camion le matin même.
- Choisir un parquet non compatible avec le plancher chauffant.
- Oublier la sous-couche acoustique en copropriété.

