Une rénovation commence presque toujours par une démolition. Elle paraît simple : une masse, une benne, et c’est parti. En réalité, c’est l’étape qui décide de la suite : ce que l’on garde, ce que l’on découvre dans les murs, et la propreté du chantier pour les métiers qui suivent.
Ce que l’on démolit
La démolition intérieure, ou curage : cloisons, doublages, faux plafonds, revêtements de sol, sanitaires, cuisine. Elle remet un logement à nu avant une rénovation complète.
La démolition ciblée : une cloison pour agrandir une pièce, une ancienne salle de bain, un conduit inutile, une chape à reprendre. La démolition d’annexes : abri de jardin, garage, véranda, appentis, avec leurs fondations quand il le faut ; le terrain se remet ensuite à niveau, parfois par un terrassier à Valence.
Tout ce qui porte (murs, poteaux, poutres, planchers) relève d’une autre logique : étude et étaiement, comme pour une ouverture de mur porteur.

Amiante, plomb : avant le premier coup
Un repérage amiante précède obligatoirement les travaux dès lors que le permis de construire du bâtiment est antérieur au 1er juillet 1997. Il cherche l’amiante là où les travaux vont passer : colles de carrelage, dalles de sol, enduits, conduits, plaques.
En cas de présence d’amiante, seule une entreprise certifiée pour le désamiantage peut l’enlever. La démolition reprend ensuite.
Le plomb concerne les peintures anciennes, surtout dans les logements d’avant 1949. On évite alors de poncer ou de brûler ces peintures, qui dégagent des poussières et des fumées toxiques.
Autorisations et voisinage
Un permis de démolir est exigé dans certains secteurs : abords des monuments historiques, sites protégés, ou communes qui l’ont institué. Le service urbanisme de la mairie de Valence renseigne sur la règle applicable à l’adresse.
Pour stationner une benne sur la chaussée, il faut l’accord de la mairie. Dans les rues étroites du centre ancien, on évacue souvent par sacs à gravats, au fil du chantier. En immeuble, on prévient la copropriété, on protège l’ascenseur et les parties communes, et on respecte les horaires de travaux.


| Déchet | Exemples | Où il va |
|---|---|---|
| Inertes | béton, brique, carrelage, tuiles | filière des inertes |
| Plâtre | cloisons, doublages | filière plâtre |
| Bois | portes, parquets, charpente légère | filière bois |
| Métaux | radiateurs, tuyaux, rails | ferraille |
| Dangereux | amiante, peintures au plomb | filière spécialisée |
Trier et évacuer
Les gravats ne partent pas en vrac. Les inertes (béton, briques, carrelage, terre) d’un côté, le plâtre de l’autre, puis le bois, les métaux, les équipements électriques. Le tri conditionne la filière et le coût de l’évacuation.
Un chantier de démolition bien tenu se termine par un nettoyage complet : le carreleur, le plaquiste ou le poseur de parquet qui arrive doit trouver un support propre, pas une couche de poussière.
Erreurs à éviter
- Commencer sans repérage amiante dans un bâtiment d’avant juillet 1997.
- Toucher à un mur porteur sans étude ni étaiement.
- Poser une benne sur la rue sans autorisation.
- Mélanger le plâtre et les gravats inertes.
- Couper un réseau (eau, gaz, électricité) sans l’avoir consigné.

